mardi 18 septembre 2007

Annette Obrestad remporte les premiers World Series of Poker Europe

18 09 2007
Barry Carter
Annette Obrestad - WSOP 2007

Il semblait que le bracelet du tournoi principal des WSOP Europe devait revenir à l'une des stars américaine du jeu venues en masse à Londres pour disputer la première édition de ce nouveau championnat européen. Brunson, Hellmuth, Negreanu, Greenstein, Harman… la liste était longue, ils étaient tous là.

Mais le titre fut remporté dimanche 16 septembre 2007 par l'une des étoiles montantes du poker on-line, la jeune norvégienne Annette Obrestad.

Les puristes du poker furent quelque peu désappointés lorsque le Danois Gus Hansen, considéré comme le précurseur du poker moderne, fut éliminé samedi à la 10ème place, la dernière avant la table finale. Bien qu'il fut éliminé sur une main contre Matthew McCullough, la chute d'Hansen a été le fait d'une bataille de longue haleine entre le Danois et le Londonien John Tabatabai , ce dernier bluffant sur un bon nombre de pots pour empêcher Hansen de profiter de son chip lead.

Voici la table finale qui se joua dimanche :

Siège 1: Johannes Korsar - 1,134,000
Siège 2: Oyvind Riisem - 664,000
Siège 3: John Tabatabai - 982,000
Siège 4: Annette Obrestad - 697,000
Siège 5: Dominic Kay - 490,000
Siège6: Matthew McCullough - 1,278,000
Siège 7: Theo Jorgensen - 605,000
Siège 8: Magnus Persson - 1,231,000
Siège 9: James Keys - 172,000

James Keys, joueur britannique qualifié par Internet, fut le premier à tomber, victime de son petit tapis. Le joueur de poker e plus expérimenté à la table, Theo Jorgensen, fut le second sur la liste. Sa paire de Dix ne pu résister face aux Rois de Tabatabai. Ce dernier sortit de l'affrontement avec un tapis monstrueux qu'il gardera tout le long de cette finale.

Un autre Londonnien, Dominic Kay, préserva son petit tapis jusqu'à tomber à la 6ème place. Cinq scandinaves au total avait accédé à la table finale. Parmi eux, Oyvind Riisem et Johannes Korsar terminèrent à la 5ème et 6ème place. L'américain Matthew McCullough , un joueur solide, termina à la 3ème place.

Place était faite pour la finale en tête à tête. John Tabatabai était le local, il avait impressionné tout le monde durant la semaine de tournoi avec son style agressif et son langage poli mais efficace à la table. Il devait affronter la norvégienne Annette "Annette_15" Obrestad. Annette est l'une des joueuses les plus prolifique au monde sur Internet en tournoi MTT, avec plus de $800,000 de gains, et des titres acquis lors de tournois WCOOP sur Pokerstars et FTSOP sur FullTilt.

Tabatabai débuta ce « heads up » comme chip leader, beaucoup de monde s'attendait à voir une bataille rapide, elle dura trois heures. Acun des deux joueurs ne fut capable de prendre l'avantage prématurément.

Juste avant minuit, les deux joueurs trouvèrent le bon flop. Sur (7-Clubs)(5-Clubs)(6-Hearts), ils mirent tous leurs jetons au centre de la table. Tabatabai retourna (5-Spades)(6-Diamonds) pour deux paires, Obrestad le dominait avec (7-Hearts)(7-Spades) pour un brelan max. John avait besoin d'un miracle pour survivre, ce qu'il n'obtint pas. Annette Obrestad, déjà très efficace sur Internet, décrocha son premier gros titre sur un tournoi Live, et l'un des plus dur en Europe. Annette ne parla pas beaucoup durant la remise du trophée. Tabatabai, quant à lui, parut très, très déçu. Les deux joueurs avaient accomplis un grand parcours, ils méritaient tous les deux le bracelet.

Il reste qu'Annette, âgée de 19 ans, a battu plus d'un record avec cette belle victoire. Elle devient le plus jeune joueur à remporter un bracelet WSOP, et le premier joueur à remporter le tournoi principal des World Series of Poker Europe. Il est intéressant de noter qu'elle ne pourra pas se rendre à Las Vegas l'année prochaine pour conquérir un titre WSOP avant deux années, les jeux d'argent étant interdits aux moins de 21 ans.

Voici le classement de la table finale :
1. Annette Obrestad - £1,000,000 (1.438.000€)
2. John Tabatabai - £570,150 (820.000€)
3. Matthew McCullough - £381,910 (820.000€)
4. Oyvind Riisem - £257,020 (549.325€)
5. Johannes Korsar - £191,860 (275.950€)
6. Dominic Kay - £152,040 (218.660€)
7. Magnus Persson - £114,030 (164.000€)
8. Theo Jorgensen - £85,070 (122.365€)
9. James Keys - £61,540 (88.550€)

Source : PokerNews.com

mercredi 1 août 2007

Au Danemark, le poker est considéré comme un jeu d'adresse.

01 08 2007
La justice danoise considère le jeu de poker comme un jeu d'adresse et non comme un jeu de hazard.
En effet un avocat avait plaidé en affirmant que vous pouvez gagner au jeu de poker sur la base de votre intelligence en cachant votre stratégie et cela même si vous avez une main de faible valeur.
Il a obtenu gain de cause.

jeudi 28 juin 2007

Le poker en ligne relève du hasard

28 06 2007

Rêver-vous d’avoir la main d’Al Capone ou de Bill Gates, deux fameux adeptes de poker? Sachez que le hasard aurait une plus grande part dans le résultat d’une partie de poker que l’habileté du joueur. Bien que ce dernier pense plutôt que son adresse au jeu influence la partie en sa faveur et que les mauvaises cartes le font perdre.

« On entend dire que plus on s’améliore, plus on gagne gros. C’est plutôt quand l’on est favorisé par le hasard que l’on gagne », soutient pourtant Serge Sévigny, de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

Le chercheur s’appuie sur les résultats d’une étude qu’il a menée avec le chercheur Robert Ladouceur de l’École de psychologie. Elle était présentée début juin au colloque «Les multiples facettes du jeu» du Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu.

Les jeux de hasard en ligne gagnent en popularité, principalement le poker. « La télévision nous montre des champions qui remportent des millions. C’est devenu tellement populaire que les États-Unis commencent à légiférer les jeux en ligne », souligne le chercheur.

Serge Sévigny évalue que 4% de nos voisins jouent par Internet, soit près de 12 millions d’Américains !

Et les sites francophones se multiplient : PokerStars, PrincePoker, NoblePoker et même DrummondPoker ! De nombreuses tables virtuelles vous proposent de passer quatre ou cinq heures à remporter des sommes alléchantes. Sans vous déplacer.

Quinte, brelan ou paire

Loin des salles enfumées des casinos, 80 joueurs de poker chevronnés étaient conviés à venir se mesurer les uns aux autres sur les ordinateurs de l’université Laval. Au total, dix tournois de huit joueurs se sont animés les lundis soirs.

Isolés chacun dans un bureau, ces « as des as » ne pouvaient ni se voir ni se parler. « Nous voulions voir si l’habileté des joueurs influençait leur score », explique le chercheur. Pour cela, l’ordinateur a rejoué la même partie dix fois. Il a distribué les mêmes cartes aux mêmes positions, tandis que les joueurs se succédaient.

Résultat, peu importe le joueur, les positions 2, 3 et 7 étaient gagnantes dans 77% des cas. Et le joueur de la position 7 – celle aux meilleures cartes ! – figurait cinq fois sur dix dans les trois premiers. « On gagne lorsqu’on a de bonnes cartes en main. Ce n’est pas une question d’habileté », sanctionne Serge Sévigny.

Le chercheur convient qu’il est difficile de définir l’habileté d’un joueur. « Si je gagne, est-ce par ce que je suis habile ou que l’autre ne l’est pas ? », relève le chercheur. Plus agressif, plus expérimenté, moins impulsif… le bon joueur s’avère capable de mettre ses connaissances en pratique et surtout de faire peu d’erreurs.

Les joueurs débutants – appelés « pigeons » à la table de poker – représentent une vraie bénédiction pour les joueurs expérimentés. Actuellement, la publicité pour les tournois en ligne connaît une recrudescence. Recrutés pour alimenter les tournois de poker en argent frais, les novices doivent veiller à leur budget pour ne pas perdre trop d’argent, pense le chercheur.

Car, même si le hasard a plus d’importance qu’on le croit, les gagnants restent ceux qui ont en main de bonnes cartes et qui savent les abattre.

Populaire au Québec

L’Association des joueurs de tournois de poker du Québec dénombre actuellement 1545 joueurs actifs dans la belle Province. En attendant la prochaine étude sur la prévalence des habitudes de jeu des Québécois, prévue pour 2008, celle de 2002 affichait peu d’engouement pour les jeux d’argent en ligne – 0,3%, soit 14 000 joueurs. Pourtant, à y regarder de plus près, les jeux de hasard sur Internet présentent le plus fort taux d’addiction, soit 9,1 %. Il s’agit d’une dépendance aussi élevée que celle des paris sportifs et plus importante que n’importe quel jeu de casino, loterie et autres machines à sous.

De plus, les sommes dépensées pour ce plaisir solitaire atteignent près de 1500 $ par année en moyenne, soit trois fois plus que n’importe quel autre jeu. Seule les sommes allouées au marché boursier dépassent cette cagnotte!

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Source: Comportements de jeu et de jeu pathologique suivant le type de jeu au Québec en 2002, par Robert Ladouceur, Jacques Christian, Serge Chevalier, Serge Sévigny, Denis Hamel et Denis Allard, février 2004.

lundi 18 juin 2007

Quand les footballeurs kiffent le poker

18 06 2007
Pendant les vacances, peut-être allez-vous faire des soirées poker interminables… Notamment lors des mises au vert, les footballeurs, eux, adorent distribuer les cartes entre eux. Foot-Interview a mené l’enquète sur tapis vert.

Peter Luccin, milieu de l’Atlético Madrid
"Au départ, j’ai découvert ça, un peu comme tout le monde, en matant Patrick Bruel. D’ailleurs, merci à lui ! Car finalement, un jour, je me suis décidé à franchir le pas. Je crois que j’ai fais le bon choix."

Jérémy Berthod, défenseur de l’OL
"En général, dans le bus, on joue plutôt aux cartes. Les Brésiliens sont sur le UNO, y en a aussi qui jouent à la contrée. Le reste joue au poker. On est une dizaine, mais sans vouloir me vanter, je suis sans doute celui qui maîtrise le mieux. En tout cas, c’est vraiment bonne ambiance, on ne se prend pas la tête. Pas grand-chose, ça reste un jeu avant tout. Parfois, ce sont des maillots de foot ou des cadeaux qu’on a reçus. De temps en temps, c’est un peu d’argent, mais jamais de grosse somme."

Benjamin Nivet, milieu de Caen
"C’est marrant que tu me dises ça parce que là, je suis justement en route pour aller faire une partie avec des amis. C’est vraiment quelque chose qui a pris beaucoup d’ampleur. A Troyes, on est beaucoup à jouer. Maintenant, moi, ce qui me plait là-dedans, c’est surtout l’esprit de convivialité. C’est pour ça qu’on ne joue jamais de grosses sommes."

Salim Arrache, milieu de l’OM
"Pendant six mois, j’y ai beaucoup joué dans les bars entre amis. Au départ, j’ai découvert ça comme tout le monde, sur Canal et Eurosport. Après, j’ai commencé à m’entraîner sur ma PSP et sur Internet. Et puis, finalement, un jour, je me suis enfin décidé à quitter ce monde virtuel pour me lancer dans la réalité du jeu. Et je reconnais que j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer. Maintenant, on n’a pas non plus misé de l’argent ; En général, on mettait en jeu un resto ou bien un verre."

Eric Carrière, milieu de Lens
"L'aspect stratégique me fascine. Réfléchir, calculer, deviner le jeu de mes adversaires, c'est très excitant. Il y a également cet effet de surprise que l'on retrouve dans le football. Au poker, un amateur peut aisément battre un professionnel sur une partie. En revanche, je reste persuadé qu'un bon joueur prendra toujours le dessus sur un adversaire moyen s'il l'affronte sur une série de dix duels, par exemple..."

vendredi 15 juin 2007

Les bars misent sur le poker

15 06 2007
Déjà 125 bars se seraient montrés intéressés à accueillir les matchs de la ligue, et la CPBQ vise les 150 avant le début des activités, prévu pour le mois d’août. (Photothèque Le Soleil)

Il est déjà possible de jouer au poker dans certains bars, là où la police le tolère. Mais la Corporation des propriétaires de bar du Québec (CPBQ) devrait faire un pas de plus dans cette direction, la semaine prochaine, quand elle annoncera son partenariat avec l’Association des joueurs de tournoi de poker du Québec pour créer une ligue dont les matches seraient disputés dans les estaminets de la province.

« Ce n’est pas finalisé, a confié au Soleil Renaud Poulin, président de la CPBQ, mais (...) on va faire parvenir le fonctionnement de la ligue la semaine prochaine au ministre de la Sécurité publique. Parce qu’on ne veut pas partir une ligue et se faire dire après que c’est illégal. (...) Il nous reste seulement à envoyer cette lettre-là, pour leur demander de nous faire leurs commentaires s’ils en ont. »

Au Québec, nous expliquait hier Johanne Marceau, du ministère provincial de la Justice, « il y a des articles dans le Code criminel qui prévoient des règles en matières de jeu : tout jeu est illégal à moins qu’il ne soit opéré par le gouvernement, par le biais de Loto-Québec par exemple, ou qu’il n’ait fait l’objet d’un permis de la Régie des alcools, des courses et des jeux ou d’une entreprise du genre ». Mme Marceau n’a toutefois pas voulu se prononcer sur le cas précis du poker dans les bars, en partie parce que la définition du jeu peut donner lieu à diverses interprétations.

C’est sur cette définition que comptent les bars pour garder leur projet dans les limites de la loi. La formule retenue pour la future Ligue de tournoi de poker du Québec n’implique en effet aucun pari ni mise de départ. « La loi dit que les jeux de hasard, c’est quand les gens peuvent gagner ou perdre de l’argent, explique M. Poulin. Dans ce cas-ci, ils ne pourront pas en perdre, parce qu’ils n’en débourseront pas. C’est vraiment pour s’amuser. (...) Nos procureurs nous ont dit qu’il n’y aurait aucun problème parce qu’il n’y a pas d’argent déboursé », a-t-il ajouté.

Il y aura cependant ce que M. Poulin appelle des « incitatifs », c’est-à-dire des prix à gagner. Après avoir accumulé des points lors de tournois locaux afin de se qualifier pour une sorte d’éliminatoires, et après avoir traversé celles-ci, trois grands gagnants se mériteraient une participation toutes dépenses payées à de prestigieux tournois de poker —- rien de moins que les World Series of Poker à Las Vegas, le Aussie Million en Australie, et le Grand Prix de Paris, selon le site internet de la ligue (www.liguetournoipoker.com).

La ligue sera ouverte à tous, mais il faudra être membre de l’Association des joueurs de tournoi de poker —- au coût de 10 $ par année —- pour que les points mérités lors des tournois soient comptabilisés. Une « contribution volontaire de 1 $ » sera aussi suggérée « pour la gestion de la ligue », précise le site. Cette Association est présidée par André Boyer, qui co-anime une émission de poker sur la chaîne sportive RDS. Il n’a pas été possible de s’entretenir avec M. Boyer, qui était hier à Las Vegas.

Déjà 125 établissements se seraient montrés intéressés à accueillir les matches de la ligue, et la CPBQ vise les 150 avant le début des activités, prévu pour le mois d’août. La région de la capitale en compterait une quinzaine, dont huit dans la ville de Québec, que M. Poulin préfère ne pas identifier pour l’instant.

Il prévoit par ailleurs que la formule des tournois, qui n’implique aucun débours, attirera non seulement des amateurs avérés, mais aussi des profanes — ce qui n’a rien pour lui déplaire, puisque l’intérêt de sa Corporation est évidemment de créer un achalandage. « La nature du propriétaire de bar, c’est d’amener des gens, dit-il. On a fait des tournois de cribble, des tournois de billard, ça amène une circulation dans le commerce. (...) En ce qui concerne le poker, on n’a pas le choix, c’est partout. »

mercredi 13 juin 2007

Qui veut gagner des millions au poker ?

13 06 2007

Du poker à la télé française ? Sauf dans les westerns où les cow-boys tapent le carton au saloon et les films de gangsters où les mafiosi fument de gros cigares, on n’avait jamais vu... Jusqu’en février 2005. A cette date, Canal Plus décide de retransmettre le World Poker Tour, des parties où s’affrontent dans le monde entier des joueurs professionnels. L’homme à l’origine de ce coup de poker s’appelle... Patrick Bruel. En 2004, il achète les droits de retransmission de la compétition. Il fait la tournée des chaînes de télé françaises pour proposer son émission sportive car, pour Bruel, le poker n’est pas un simple jeu : « Je considère le poker comme un sport à part entière qui demande beaucoup d’entraînement, de sacrifices et d’apprentissage ». Tout le monde a les jetons, sauf Canal Plus qui dit banco. Bruel devient coproducteur de l’émission et en assure les commentaires. Il faut dire qu’il sait de quoi il parle. Joueur très expérimenté, il a en 1998 gagné l’un des trente tournois majeurs organisés aux Etats-Unis, exploit que seuls deux Français avaient réussi avant lui. Et Canal Plus ne regrette pas d’avoir misé sur lui. Les audiences flambent. Diffusé en général le vendredi soir, le World Poker Tour attire près de 450 000 abonnés ! Fort de ce succès Patrick Bruel a commercialisé « Poker Coach », un DVD où il prodigue ses conseils éclairés.

Un joker pour les télés Impressionnées par la réussite de Canal Plus, d’autres chaînes ont décidé de s’asseoir à la table de jeu. Eurosport et RTL9 diffusent régulièrement des tournois de poker. Quant à Paris Première, elle choisit de décliner le concept en version people. Elle invite des personnalités du show biz à se frotter à des pro, une sorte de « poker célébrités ». L’émission s’appelle le Tournoi des as. En 2006, c’est Enrico Macias qui a gagné. Cette année, en finale, présentée par Estelle Denis (la compagne de Raymond Domenech, sélectionneur de France de football), on retrouvait l’humoriste Bruno Salomon, Omar (le comparse de Fred sur Canal Plus), Laurent Baffie ou encore l’animatrice Virginie Efira. Mais ils ont été battus par un pro, Ian Boubli, un ancien dentiste qui préfère le poker à la roulette. Selon les responsables de Paris Première, le poker double le taux d’audience. Direct 8, une chaîne de la TNT qui appartient au groupe Bolloré, a décidé de tenter sa chance. Depuis janvier elle propose « Direct Poker », une compétition qui met aux prises des joueurs amateurs sélectionnés via Internet, avec à la clé un gain de 25 000 e. Elle est présentée par Patrice Laffont, qui après des « Chiffres et des lettres » se recycle sur tapis vert.

ientôt au casino Touché par la pokermania, le géant TF1 a également décidé de jouer sa carte. Un projet a été conçu en partenariat avec le casinotier Partouche. Les règles en sont simples : des tournois, ouverts à 4 800 joueurs amateurs, sont organisés dans huit casinos du groupe Partouche. Les meilleurs se retrouvent pour une finale disputée au Palm Beach à Cannes et retransmise sur TF1 à une heure de grande audience, avec des commentaires assurés par Benjamin Castaldi. Mais, pour l’instant, l’opération est suspendue à un décret d’application : bien que des expériences aient été faites à Aix-en-Provence ou à Deauville, les parties de poker ne sont toujours pas officiellement autorisées dans les casinos. Du côté de TF1 et Partouche, on attend donc que l’Etat donne son agrément. Car, attention, le poker étant un jeu d’argent, jouer sans autorisation peut coûter cher. Le 7 décembre dernier à Toulouse, des policiers de la sous-direction des courses et jeux des Renseignements généraux ont fait une descente dans un club de bridge qui abritait des parties de poker. Si les 110 joueurs ont été laissés en liberté, en revanche les trois responsables ont été écroués et mis en examen pour « tenue d’une maison de jeux de hasard » et « blanchiment d’argent ».

Tournois ouverts aux amateurs Pourquoi le poker fait-il soudain rêver et scotche devant leur écran des millions de téléspectateurs ? Parce que les sommes brassées sur le tapis vert sont impressionnantes. Imaginez : à Las Vegas, le vainqueur du dernier World Series of Poker, un vrai championnat du monde, a empoché la bagatelle de 12 millions de dollars, alors que, par exemple, le vainqueur du tournoi de tennis de Roland-Garros reçoit un chèque d’un million d’euros ! Cela étant, les frais d’inscription de 10 000 $ ont de quoi faire réfléchir ! Mais, pour M. Tout-le-monde, le rêve reste à portée de main, grâce à Internet. De nombreux sites consacrés au poker organisent des compétitions, et le vainqueur se voit offrir une invitation pour participer à des tournois fréquentés par les pro. Parfois le miracle se produit. En 2004, sélectionné via Internet pour 40 $, un certain Chris Moneymaker, comptable le jour et serveur de restaurant le soir, a remporté un tournoi à Las Vegas et empoché 2,5 millions de dollars ! A Monaco, l’an dernier, c’est un jeune Américain de 19 ans, également sélectionné sur Internet, qui a décroché un gros lot de 900 000 e. Pour Bruel, dans un entretien au « Parisien », c’est toute la magie du poker : « C’est quelque chose qui ne peut pas arriver dans le tennis ou le golf. Ce jeu peut vraiment changer une vie ». Ceci explique aussi la complicité qui existe entre les chaînes et les sites Internet : les joueurs sont alléchés par les retransmissions télévisées et se précipitent ensuite sur les sites Internet pour tenter leur chance, avant de revenir à leur poste pour étudier comment jouent les pro. Un cercle (de jeux) un peu vicieux.

400 sites pour rafler la mise Sur Internet, c’est la folie. Près de 400 sites payants proposent de jouer et éventuellement de gagner au Poker, brassant un chiffre d’affaires évalué à 25 milliards d’euros. Or en France, seuls la Française des Jeux et le PMU sont autorisés à exploiter des jeux d’argent sur le Web. Mais comme ces 400 sites sont basés à l’étranger, ils échappent à la loi française. Une seule chose leur reste interdite : la publicité faite en France, via des annonces dans les journaux ou par le relais de personnalités françaises. Patrick Bruel est bien placé pour le savoir. Jusqu’en décembre 2006, il prêtait son image à un site payant anglais, Winamax. Il a alors été entendu par la police qui l’a questionné sur son rôle exact au sein de cette société. Depuis, toute référence à Bruel a disparu sur Winamax et le chanteur a créé son propre site, Wam-poker.com. Bien que les initiales WAM fassent penser à Win A Max (gagner un max, en anglais), ce site est totalement légal, car il est gratuit et ne propose que des conseils.

Les règles du Texas Hold’em Le Poker, qui se joue avec 52 cartes, propose de nombreuses variantes. La version qui fait actuellement fureur s’appelle le « Texas Hold’em ». En voici les règles essentielles.

1. Chaque joueur reçoit deux cartes, cartes secrètes dont il est seul à connaître la valeur.
2. Le Flop : trois cartes communes à tous les joueurs sont étalées sur le tapis.
3. Le Turn : une quatrième carte est retournée.
4. La River, une cinquième carte est révélée.
5. Au final, chaque joueur a 2 cartes privées et 5 cartes communes. Avec ces sept cartes disponibles, il s’agit de former la meilleure combinaison possible de 5 cartes. Bien évidemment à chaque stade de la partie, il y a un tour d’enchères, où le joueur peut miser, relancer (il double la mise et contraint ses adversaires à le suivre) ou se coucher (il abandonne la partie).

Les combinaisons gagnantes
(de la plus faible à la plus forte)


-  la paire : deux cartes de même valeur
-  deux paires : par exemple 2 as et 2 rois
-  le brelan : trois cartes de même valeur
-  la quinte ou suite : cinq cartes qui se suivent, quelle que soit leur couleur
-  la couleur : cinq cartes de la même couleur (5 trèfle, 5 cœur, 5 carreau ou 5 pique)
-  le full : un brelan plus une paire
-  le carré : quatre cartes de même valeur
-  la quinte flush : cinq cartes consécutives de la même couleur (trèfle, coeur, carreau ou pique)
-  la quinte flush royale : as, roi, dame, valet et dix de la même couleur (trèfle, cœur, carreau ou pique)

Un vrai coup de poker !
Partie imaginaire avec deux joueurs

1. Chaque joueur reçoit deux cartes personnelles, inconnues de son adversaire. Le joueur A hérite de deux trèfle (le dix et le roi) et le joueur B possède deux as (pique et carreau) en main. Les deux joueurs misent et poursuivent la partie.

2. Le Flop : trois cartes communes sont étalées sur le tapis : le 4 de cœur, l’as de cœur et le valet de trèfle. Pour B, c’est bien parti, il a maintenant une combinaison avec trois as, c’est-à-dire un brelan d’as. Il mise gros, mais A (qui à ce moment ne peut former aucune combinaison ) accepte de suivre : soit pour bluffer, soit parce qu’il a confiance en sa bonne étoile.

3. Le Turn : une quatrième carte est révélée : la dame de trèfle. Pour B, cela ne change rien, il a toujours un brelan d’as. Mais A reprend espoir : il a désormais 4 trèfle qui se suivent (Dix, Valet, Dame, Roi), il peut espérer une couleur ou une quinte flush. Personne ne se couche !

4. La River : cinquième et dernière carte, l’As de trèfle. B jubile, il a réalisé un carré d’As ! Mais grâce à cet as, A peut aligner dix, valet, dame, roi et as de trèfle, une quinte flush royale, la combinaison la plus forte. Grâce à ce coup de poker, c’est le joueur A qui gagne la partie, alors que durant les trois premières étapes il n’avait aucune anonce dans son jeu !

Source : réponse à tout !

 

mardi 12 juin 2007

Défi au sommet: la machine peut-elle gagner au poker face à l'homme?

12 06 2007
Un pari fou vient d'être lancé par des développeurs de l'Université d'Alberta qui ont parié la modique somme de 50.000$ que leur programme de poker, nommé Polaris, pouvait battre des joueurs professionnels. Ce véritable défi consiste à mesurer les performances d'une machine face à l'intelligence des hommes et ce sur 2000 mains de Texas Hold'em (variante la plus jouée au poker).
Ce n'est pas la première fois qu'une machine affronte l'homme dans un jeu et, par le passé, plusieurs matchs ont opposés l'intelligence artificielle face à l'intelligence humaine notamment lors de partis d'échecs: Deep Blue contre Gary Kasparov. En effet, les matchs suivis par le monde entier avaient révélés que la machine pouvait gagner contre l'Homme grâce à ses processeurs qui effectuaient des millions de calculs à la seconde. Bien que le poker soit un jeu bien plus complexe que les jeux d'échecs, les chercheurs de l'université d'Alberta croient en la supériorité de leur programme face à 2 professionnels du bluff: Phil Laak et Ali Eslami.
Ces deux figures du poker vont affronter, à Vancouver, les 23 et 24 juillet 2007, l'ordinateur Polaris lors de la conférence sur le développement de l'inteligence artificielle. Chaque match se composera de 500 mains jouées en quatres sessions et ce afin de limiter la part de hasard dans ce sport cérébral. A chaque fin de session, les bankrolls de Polaris et des deux joueurs seront comparés afin de désigner un vainqueur. La particularité de Polaris réside dans le fait que ce programme s'adapte à tous les cas de figures. Les sous programmes peuvent adopter plusieurs types de "comportements" à savoir étudier le jeu de l'adversaire avec ses forces et faiblesses et adapter le jeu en fonction de cette analyse. L'autre stratégie consiste à avoir une vision agressive sans tenir compte du jeu de l'adversaire et de mettre au tapis "l'homme".
Bientôt nous saurons si l'intelligence artificielle est supérieure à l'intelligence humaine au poker. Peut-être que les prochains maîtres en poker seront des robots bourrés d'électronique? Affaire à suivre.

samedi 9 juin 2007

Croisière Poker

09 06 2007
Croisière Poker Monde et Croisisères, Patrice Laffont et toute l'équipe de "Direct Poker" sont heureux de vous proposer en avant première la possibilité de vous inscrire à leur toute première croisière POKER en Méditerranée.

Le programme

  • Tournois et des tables de cash game seront proposés quotidiennement
  • Tous les jours, une équipe de croupiers professionnels vous accueillera et vous proposera de mettre en place de nombreuses parties de Cash Game : Texas Hold’Em no limit, Omaha, Seven-card Stud….
  • Et pour finir un 500 € Freezout avec plus de 100 000€ de prize pool.
Le Poker c'est bien mais il y a aussi la croisière :)
Nous vous proposons une semaine de soleil et de poker au départ de Marseille après 6 escales inoubliables en Méditerranée. Nous vous offrons un kaléidoscope éblouissant de cultures, un univers de mers tranquilles au passé mythique à travers les ports d’Ajaccio, Cagliari, Palerme, Naples, Portoferraio et Monte Carlo.
Cette croisière de 8 jours / 7 nuits à bord de l’Athéna est à partir de 995 euros par personne en cabine double intérieure.

dimanche 3 juin 2007

Perquisition lors d'un tournoi de poker

03 06 2007

Un tournoi de poker au Texas (AP)


Les policiers chargés de la police des jeux ont saisi les supports où apparaissait le logo du site de paris en ligne Unibet, soupçonné de violation du monopole d'Etat.

Les organisateurs d'un tournoi de poker soutenu par le site de paris et de jeux en ligne Unibet, soupçonné de violation du monopole d'Etat sur les jeux d'argent, ont annoncé que la police avait mené samedi 2 juin une perquisition sur le lieu d'éliminatoires, à Paris.
Selon les organisateurs du "France Poker Tour", les policiers de la sous-direction des courses et jeux se sont présentés samedi matin dans les salons du "Tapis rouge", organisateur de réceptions à Paris Xe, afin de "saisir l'ensemble des supports où apparaissait le logo du partenaire Unibet et notamment les jetons, perturbant ainsi gravement l'organisation du tournoi".
Cette information n'avait pu être confirmée en début d'après-midi de source policière.

Le président de la Fédération entendu en mai


A la mi-mai, peu après le début de ce tournoi gratuit constitué d'une série d'éliminatoires avant une grande finale dotée de 100.000 euros les 14 et 15 juillet à Paris, le président de la Fédération française des joueurs de poker (FFJP), Antoine Dorin, partenaire du tournoi, avait été entendu par la police. Les policiers des renseignements généraux, chargés de la police des jeux, enquêtent sur les liens de ce tournoi avec le sponsor de l'épreuve, Unibet, société établie dans plusieurs pays européens.

Désaccord France-Europe

Quelques pays européens, comme la France et la Belgique, interdisent, au nom du monopole d'Etat sur les jeux d'argent, l'intervention de sociétés de prises de paris en ligne alors que la Commission européenne est plutôt favorable, dans certaines conditions, à la fin de ces monopoles.
"Cet événement et son sponsoring (...) sont parfaitement conformes aux dispositions communautaires de la liberté de prestations de services", soutiennent les organisateurs.
Unibet, qui sponsorise aussi des équipes de cyclisme, a vu déjà ses équipes interdites de compétition dans plusieurs pays, dont la Belgique et la France.
Le poker, qui connaît une vogue croissante en France, doit prochainement faire légalement son entrée dans tous les casinos français mais toujours dans le cadre du monopole des jeux de hasard et d'argent.

samedi 2 juin 2007

Le Poker s'ouvre dans les casinos

02 06 2007

Enfin les choses bougent en France et dans les pays limitrophes dans le domaine du poker réel. En France, les casinos terrestres pourront désormais proposer le "Texas Hold'Em" à leurs clients passionnés de poker.
Fini les tournois à domicile ou dans les arrières salles de bistrots considérés comme illégaux par l'Etat! Les aficionados de poker pourront se rendre dans n'importe quel casino français pour assouvir leur passion. Ils pourront aussi bien jouer au "stud", un jeu de contreparie, où le joueur joue contre le casino, et au "Texas Hold'Em" (souvent appelé "le hold’em") qui est un jeu de cercle dans lequel les joueurs s'affrontent entre eux. Comme en France, les casinos suisses pourront proposer à leurs clients des jeux de poker en toute légalité. Ces casinos se frottent les mains de cette décision car les casinos vont attirer une nouvelle forme de clientèle.
En effet, les casinos vont voir arriver dans leur établissement une nouvelle forme de joueurs qui ne fréquentaient pas leurs casinos avant l'arrivée du poker. Les joueurs de poker qui jouaient sur internet peuvent désormais maîtriser leur adrénaline en direct dans des casinos terrestres. Ils pourront se mesurer aux concurrents en chair et en os et dévoiler leur talent de bluffeur. Les tournois terrestres sont totalement différents des tournois en ligne car des signes extérieurs peuvent dévoiler le jeu des joueurs contrairement dans le jeu "online". Un tremblement de main, une respiration coupée, un comportement nerveux peuvent trahir le jeu du joueur et faire basculer les résultats. Pour le casino de Divonne qui testait le hold'em, la fréquentation du casino a augmenté de 20% grâce au poker et à l'entrée gratuite. Le directeur du casino de Divonne, Didier Brezzo, précise que le chiffre d'affaires a atteint 174 000 euros en seulement un mois et demi sur les tables de poker. Le casino de Divonne compte sur le poker pour faire partie des dix premiers casinos de France. La légalisation du poker est en marche et les joueurs et directeurs d'établissements s'en réjouissent. Mais qui est le plus grand gagnant dans l'affaire? Les joueurs? Les directeurs de casinos?
Aucun des deux! Le plus grand vainqueur est l'Etat qui pourra remplir le tiroir-caisse grâce aux millions d'euros provenant de ces jeux de cartes.
Jackpot garanti.

Les casinos misent sur le poker hold’em

02 06 2007
Le succès du poker hold’em n’est plus à démontrer. A domicile, dans les arrière-salles de bistrots, les tournois illégaux prolifèrent. Un phénomène que les casinos récupèrent. Jusqu’alors, la forme de poker pratiqué dans ces établissements était le stud, un jeu de contrepartie, où le client joue contre le casino. Le hold’em est un jeu de cercle, où les compétiteurs s’affrontent entre eux. Dans moins de deux semaines, l’établissement de Meyrin ouvrira ses premières tables. Une nouvelle qui réjouit les aficionados genevois. Parmi eux, Claudio, 28 ans: «Au casino on pourra jouer en toute légalité, sans risquer d’avoir la police aux trousses.»
Tel est justement l’objectif de Yassine Ben Abdessalem, le directeur du Casino de Meyrin: «Ce jeu est actuellement pratiqué dans des conditions illégales, et qui plus est sans protection contre les addictions.» En remédiant à cette situation, Meyrin espère attirer une nouvelle clientèle et satisfaire ses habitués. «Durant les week-end, on enregistrait jusqu’à 30 demandes par jour pour l’introduction du hold’em», signale le directeur.

Autant de clients qui n’hésitaient pas à franchir la frontière, direction Divonne, pour satisfaire leur soif de poker. Depuis septembre, comme trois autres casinos français, Divonne testait le hold’em. Pour Didier Brezzo, directeur de ce casino, l’expérience est concluante. «Combiné à l’entrée gratuite dans les salles de jeux traditionnels, le hold’em nous a permis d’augmenter la fréquentation de 20%.» De plus, en un mois et demi, le chiffre d’affaires réalisé à ces tables a atteint 287 000 francs. Divonne mise d’ailleurs sur ce jeu pour revenir dans le hit-parade des dix premiers casinos de France. Durant cette courte période, Meyrin a subi une baisse de 10% de la clientèle des jeux de table.
Une concurrence qui va augmenter puisqu’un décret étend l’autorisation à tous les casinos de France. «Partouche veut s’imposer comme le groupe spécialisé dans le hold’em en France», précise ­Didier Brezzo.
Pour Meyrin, le choix n’a pas été aussi aisé. En tant que casino B, il n’a droit qu’à trois jeux de table. Soit: le black-jack, la roulette et le stud. Ce dernier a dû être abandonné au profit du hold’em. Une décision qui ­enchante Stéphane Nicoud, 23 ans. «Pouvoir jouer à Meyrin est idéal: c’est plus pratique que d’aller à Divonne et moins cher. Vu l’ampleur que prend le hold’em, il était temps que les casinos se mettent à la page.» L’objectif est bien sûr d’organiser des tournois. Les inscriptions débutent vendredi et le montant de départ est fixé à 500 fr. Une occasion unique pour Thomas, 21 ans de tester son bluff sur de nouveaux adversaires: «Cela me changera des parties sur Internet. En direct, la pression est plus forte et l’intérêt d’autant plus grand. Enfin, le décor peut être vraiment sympathique: le casino, ça fait rêver!»

vendredi 1 juin 2007

La fièvre du poker sur Arte (That's poker ! Dans la peau d'un joueur)

01 06 2007

 

 

Arte propose ce vendredi soir une théma qui devrait trouver son public. Consacrée au poker.

 

A 22h10, diffusion du documentaire français inédit "Dans la peau d'un joueur". Quatre joueurs de poker tout au long des grands tournois de 2006. Hervé Martin Delpierre a suivi ces joueurs professionnels, dans l'effervescence des World Series, le plus grand rendez-vous mondial du poker, à Vegas.

 

Le doc :

"Chaque année, à Las Vegas, les World Series of Poker (WSOP) ameutent des milliers de joueurs frénétiques, venus de tous les coins du monde. Familier des tables de jeu où, durant deux ans, il a photographié les plus grands joueurs, Hervé Martin Delpierre a suivi l'édition 2006 de ce marathon (quarante tournois concentrés sur sept semaines) qui rassemblait 30 000 compétiteurs, amateurs ou professionnels.

Cinq personnages nous guident dans cet univers fiévreux : la Québécoise Isabelle Mercier, surnommée No mercy ("sans pitié") par ses adversaires, étoile montante de la jeune génération ; le Français Fabrice Soulier, un réalisateur TV qui a tout plaqué pour vivre du poker ; l'Australien Joe Hachem, le champion du monde en titre, angoissé à l'idée de remettre son trophée en jeu ; Luca, un jeune Italien habitué à rafler la mise sur Internet ; et Larry, le taximan qui recueille les confidences de joueurs euphoriques ou lessivés.

Le réalisateur les filme dans tous les moments de cette vie stressante : leurs préparatifs solitaires à l'hôtel, leurs tics et tactiques à la table de jeu, leurs minutes de gloire, leurs déambulations, groggy, après une défaite. S'il montre la démesure de cet univers, avec ces gains qui se comptent parfois en millions de dollars, il contribue aussi à le démystifier. Les tripots enfumés tenus par la mafia appartiennent désormais au folklore.

Le fameux Stardust, qui a servi de modèle au film Casino, vit d'ailleurs ses dernières heures. Désormais, les fonds de pension contrôlent les établissements et la plupart des joueurs se qualifient pour le WSOP via Internet.

Quant aux champions, ils pratiquent le yoga et la méditation pour se maintenir au top, et signent de juteux contrats de sponsoring. Mais ce jeu aux allures de sport de compétition garde sa part d'irrationnel.

Face à des adversaires en chair et en os, les cartes n'obéissent plus aussi bien à Luca, la star du poker en ligne. Fabrice, passé maître dans l'art de ratisser les jetons lors de parties rémunératrices mais sans enjeu, joue de malchance en championnat et ne se rétablira qu'à la dernière minute. Les mystères d'un poker qui fascine d'autant plus que, malgré sa rage de gagner, le plus habile des joueurs n'y contrôle pas tout."

 

A 23h35, autre documentaire, "Las Vegas, la ville de tous les pechés". Gloire, décadence, renaissance, chronologie de la ville. La seule visible depuis l'espace en raison... de ses millions de néons.

 

A voir, le blog du réalisateur de "That's poker ! Dans la peau d'un joueur".

 

Le trailer du documentaire français :

 

 

Le premier club officiel de poker ouvre en Romandie

01 06 2007

Deux jeunes passionnés de poker bullois lancent un pari osé. Roger Jaussi, 28 ans, et Steven d'Elia, 20 ans, créent un club qui se financera au tarif horaire. Parfaitement légal selon la Commission fédérale des maisons de jeu. Inauguration ce soir

Quel est le principe?
La clientèle paie un tarif de 3 francs pour chaque heure passée dans le club. On ne pourra pas miser d'argent, c'est bien entendu interdit, mais à la sortie, le tapis de chaque joueur est relevé.

Sans argent, le poker perd de son sel, dit-on...
Certes, mais il y a aussi une clientèle qui éprouve du plaisir à jouer dans un cadre faisant référence à l'univers du poker, et non dans leur salon. A défaut d'argent, l'enjeu sera de devenir le meilleur joueur de la région ou de pouvoir s'y confronter. Il sera aussi possible d'organiser des tournois sans mises où les récompenses seront des lots de sponsors, un peu comme au loto. C'est légal.

Qui dit que les joueurs ne se mettront pas d'accord pour convertir leurs jetons virtuels en argent comptant?
Ce risque est minimisé par le fait que les joueurs ne pourront pas arriver ensemble à une table de 6 par exemple. Ils devront se répartir dans la salle et jouer avec des inconnus. Nous savons que nous ne manquerons pas d'être contrôlés, mais nous serons très stricts. Aucune envie de payer 500 000 francs d'amende...

King of Hold'em, Route du Verdel 22, Bulle. Ouverture ce soir dès 17 h

Strip Poker M&M’s : Viens défendre ta cacahuète

01 06 2007

M&M’s Poker est le dernier site viral de la marque pour la promotion de ses confiseries chocolatées. Il va rendre rouge de bonheur tous les internautes qui aiment passer un moment ludique devant un advergame. Jusqu’en septembre, vous allez pouvoir tenter de gagner un t-shirt collector, spécialement créé pour l’occasion.

Jouant habilement sur l’engouement d’une population jeune sur les sites de poker en ligne, le site M&M’s ne requiert pas de connaissance particulière en la matière. Tout est basé sur la chance. Sur le principe d’un défi à un ami en trois manches, vous commencez votre partie en choisissant 2 cartes parmi les 52. Puis, vous découvrez le flop qui sont les 3 premières cartes distribuées par le donneur. Du coup, vous pouvez déjà émettre vos prévisions sur vos chances de gagner. Ensuite, il s’agit d’envoyer le jeu à plusieurs de vos amis via un formulaire.

La mécanique virale est ici bien menée car la dotation se fait sur un système de tirage au sort. Pour participer, il faut réussir 4 victoires en une journée, soit plusieurs emails envoyés.

La personne défiée reçoit alors un email du participant. Après s’être inscrite, elle va pouvoir à son tour choisir ses cartes et découvrir l’ensemble des 5 cartes dévoilées par le donneur. Si la personne défiée a envie à son tour d’une partie de poker, elle peut défier d’autres amis. Et, ainsi de suite créant ainsi un effet viral.

Le site a mis de nombreux atouts de son côté. L’ambiance graphique arbore à merveille les couleurs de M&M’s. Tous les spots vidéos M&M’s sont disponibles en téléchargement avec un nouveau spot "Poker" à venir.

Le jeu risque de faire sensation cet été d’autant plus si les gagnants revêtent leur t-shirt sur les plages. Initiallement intitulé « les T-shirts les plus funs de l’été », le jeu a changé de nom pour s’appeler "Strip Poker". Une bonne initiative de la part de l’agence car la visibilité de la marque en sera accrue auprès des gamers et le jeu ne se targue pas d’un superlatif un peu présomptueux.

Petit bémol cependant car il semblerait que les parties soient déjà établies à l’avance avant même de choisir ses cartes.

mardi 29 mai 2007

Livre sur le Poker : « Bigger Deal: A Year Inside the Poker Boom »

29 05 2007
« Bigger Deal » est la suite du mythique « Big Deal » d'Anthony Holden, ouvrage décrivant le circuit pro du poker publié en 1990. Je me souviens de ce premier livre consacré au monde professionnel du poker. Des milliers de joueurs de poker remercient Anthony Holden et son « Big Deal » de leur avoir fait découvrir les aspects professionnels du jeu. Dix-sept ans plus tard, Holden publie un livre similaire au premier, mais celui-ci traite cette fois du « boom » actuel que connaît le poker, comme le sous-titre l'indique.

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle au sujet de « Bigger Deal ».

Tout d'abord, Anthony Holden sait écrire et ce de façon très divertissante, et ce, pas seulement sur le poker.

De tous les livres consacrés au poker jusqu'à présent, « Bigger Deal » est l'un de ceux qui est le mieux écrit. Anthony Holden est un journaliste britannique né en 1947, connu pour avoir été le biographe de la famille royale d'Angleterre et de divers grands écrivains. Il dispose ainsi d'une culture interessante. Ses références littéraires renvoient aux biographies de Shakespeare, de Laurence Olivier, de Tchaïkovski et du prince de Galles...

Le problème avec « Bigger Deal » est qu'il sera inévitablement comparé à « Big Deal ». Bien entendu, le monde du poker à la fin des années 80 n'a rien à voir avec le monde du poker tel qu'il est aujourd'hui. La plupart des lecteurs de « Big Deal » n'a jamais assisté à un tournoi important de poker et certainement pas aux World Series Of Poker. Désormais, tous ceux qui auront lu « Bigger Deal » auront vu à la télévision tous, ou presque tous, les tournois qu'Holden décrit dans son nouveau livre. Nous connaissont aujourd'hui tous le champion du monde 2003 sorti de nulle part Chris Moneymaker, les petites caméras diposées pour permettre aux téléspectateurs de voir les cartes, le World Poker Tour, le champion du monde 2006 Jamie Gold... et beaucoup d'entre nous en ont marre de cette histoire. Nous l'avons déjà vu à la télé.

Il est vrai que j'en ai certainement plus marre que beaucoup d'entre vous qui lisent cet article. Je vis à Las Vegas, je serai présent aux 55 tournois des WSOP de cet été; j'étais présent lors de chaque tournoi WSOP l'an dernier. J'ai rencontré les joueurs et les personnages qu'Holden décrit et je peux voir ce qui se passe réellement derrière ce que décrit l'écrivain, je sais ce qui se qui se passe réellement dans le milieu du poker professionnel américain. Je connais cette monotonie interminable et je sais aussi qu'écouter une personne parler de son expérience en tournoi devient obsolète très rapidement. Je me suis Donc demandé : l'ennui ne concernait-il seulement ma pauvre personne ?

Mais l'un de mes meilleurs amis m'a conseillé de relire le premier livre, le livre que j'avais lu avant le boom du poker et avant que je ne fasse partie de ce boom.

A ma grande surprise, « Big Deal » est toujours pour moi un bon livre. Est-il mieux que « Bigger Deal » ? Je n'en suis pas certain; les deux livres décrivent des périodes très différentes du poker. « Big Deal » traite de l'expérience d'Holden notamment durant les World Series of Poker en 1988 et 1989. « Bigger Deal » concerne également la période 2005 / 2006.

Je suppose que la conclusion est la suivante : si vous devez écrire au sujet d'un boom au beau milieu de ce boom dans un contexte informatif saturé par les medias, alors vous feriez mieux de creuser un peu plus pour trouver quelque chose qui n'a jamais été retransmis à la télévision ces quelques dernières années.

Dit simplement, « Bigger Deal » n'a pas la même valeur que « Big Deal », alors que j'aurais vraiment voulu qu'il le soit.

Les deux ouvrages mentionnés dans cet article sont disponibles en anglais à l'achat sur les librairies internationales en ligne.