samedi 2 juin 2007

Le Poker s'ouvre dans les casinos

02 06 2007

Enfin les choses bougent en France et dans les pays limitrophes dans le domaine du poker réel. En France, les casinos terrestres pourront désormais proposer le "Texas Hold'Em" à leurs clients passionnés de poker.
Fini les tournois à domicile ou dans les arrières salles de bistrots considérés comme illégaux par l'Etat! Les aficionados de poker pourront se rendre dans n'importe quel casino français pour assouvir leur passion. Ils pourront aussi bien jouer au "stud", un jeu de contreparie, où le joueur joue contre le casino, et au "Texas Hold'Em" (souvent appelé "le hold’em") qui est un jeu de cercle dans lequel les joueurs s'affrontent entre eux. Comme en France, les casinos suisses pourront proposer à leurs clients des jeux de poker en toute légalité. Ces casinos se frottent les mains de cette décision car les casinos vont attirer une nouvelle forme de clientèle.
En effet, les casinos vont voir arriver dans leur établissement une nouvelle forme de joueurs qui ne fréquentaient pas leurs casinos avant l'arrivée du poker. Les joueurs de poker qui jouaient sur internet peuvent désormais maîtriser leur adrénaline en direct dans des casinos terrestres. Ils pourront se mesurer aux concurrents en chair et en os et dévoiler leur talent de bluffeur. Les tournois terrestres sont totalement différents des tournois en ligne car des signes extérieurs peuvent dévoiler le jeu des joueurs contrairement dans le jeu "online". Un tremblement de main, une respiration coupée, un comportement nerveux peuvent trahir le jeu du joueur et faire basculer les résultats. Pour le casino de Divonne qui testait le hold'em, la fréquentation du casino a augmenté de 20% grâce au poker et à l'entrée gratuite. Le directeur du casino de Divonne, Didier Brezzo, précise que le chiffre d'affaires a atteint 174 000 euros en seulement un mois et demi sur les tables de poker. Le casino de Divonne compte sur le poker pour faire partie des dix premiers casinos de France. La légalisation du poker est en marche et les joueurs et directeurs d'établissements s'en réjouissent. Mais qui est le plus grand gagnant dans l'affaire? Les joueurs? Les directeurs de casinos?
Aucun des deux! Le plus grand vainqueur est l'Etat qui pourra remplir le tiroir-caisse grâce aux millions d'euros provenant de ces jeux de cartes.
Jackpot garanti.

Les casinos misent sur le poker hold’em

02 06 2007
Le succès du poker hold’em n’est plus à démontrer. A domicile, dans les arrière-salles de bistrots, les tournois illégaux prolifèrent. Un phénomène que les casinos récupèrent. Jusqu’alors, la forme de poker pratiqué dans ces établissements était le stud, un jeu de contrepartie, où le client joue contre le casino. Le hold’em est un jeu de cercle, où les compétiteurs s’affrontent entre eux. Dans moins de deux semaines, l’établissement de Meyrin ouvrira ses premières tables. Une nouvelle qui réjouit les aficionados genevois. Parmi eux, Claudio, 28 ans: «Au casino on pourra jouer en toute légalité, sans risquer d’avoir la police aux trousses.»
Tel est justement l’objectif de Yassine Ben Abdessalem, le directeur du Casino de Meyrin: «Ce jeu est actuellement pratiqué dans des conditions illégales, et qui plus est sans protection contre les addictions.» En remédiant à cette situation, Meyrin espère attirer une nouvelle clientèle et satisfaire ses habitués. «Durant les week-end, on enregistrait jusqu’à 30 demandes par jour pour l’introduction du hold’em», signale le directeur.

Autant de clients qui n’hésitaient pas à franchir la frontière, direction Divonne, pour satisfaire leur soif de poker. Depuis septembre, comme trois autres casinos français, Divonne testait le hold’em. Pour Didier Brezzo, directeur de ce casino, l’expérience est concluante. «Combiné à l’entrée gratuite dans les salles de jeux traditionnels, le hold’em nous a permis d’augmenter la fréquentation de 20%.» De plus, en un mois et demi, le chiffre d’affaires réalisé à ces tables a atteint 287 000 francs. Divonne mise d’ailleurs sur ce jeu pour revenir dans le hit-parade des dix premiers casinos de France. Durant cette courte période, Meyrin a subi une baisse de 10% de la clientèle des jeux de table.
Une concurrence qui va augmenter puisqu’un décret étend l’autorisation à tous les casinos de France. «Partouche veut s’imposer comme le groupe spécialisé dans le hold’em en France», précise ­Didier Brezzo.
Pour Meyrin, le choix n’a pas été aussi aisé. En tant que casino B, il n’a droit qu’à trois jeux de table. Soit: le black-jack, la roulette et le stud. Ce dernier a dû être abandonné au profit du hold’em. Une décision qui ­enchante Stéphane Nicoud, 23 ans. «Pouvoir jouer à Meyrin est idéal: c’est plus pratique que d’aller à Divonne et moins cher. Vu l’ampleur que prend le hold’em, il était temps que les casinos se mettent à la page.» L’objectif est bien sûr d’organiser des tournois. Les inscriptions débutent vendredi et le montant de départ est fixé à 500 fr. Une occasion unique pour Thomas, 21 ans de tester son bluff sur de nouveaux adversaires: «Cela me changera des parties sur Internet. En direct, la pression est plus forte et l’intérêt d’autant plus grand. Enfin, le décor peut être vraiment sympathique: le casino, ça fait rêver!»

vendredi 1 juin 2007

Le premier club officiel de poker ouvre en Romandie

01 06 2007

Deux jeunes passionnés de poker bullois lancent un pari osé. Roger Jaussi, 28 ans, et Steven d'Elia, 20 ans, créent un club qui se financera au tarif horaire. Parfaitement légal selon la Commission fédérale des maisons de jeu. Inauguration ce soir

Quel est le principe?
La clientèle paie un tarif de 3 francs pour chaque heure passée dans le club. On ne pourra pas miser d'argent, c'est bien entendu interdit, mais à la sortie, le tapis de chaque joueur est relevé.

Sans argent, le poker perd de son sel, dit-on...
Certes, mais il y a aussi une clientèle qui éprouve du plaisir à jouer dans un cadre faisant référence à l'univers du poker, et non dans leur salon. A défaut d'argent, l'enjeu sera de devenir le meilleur joueur de la région ou de pouvoir s'y confronter. Il sera aussi possible d'organiser des tournois sans mises où les récompenses seront des lots de sponsors, un peu comme au loto. C'est légal.

Qui dit que les joueurs ne se mettront pas d'accord pour convertir leurs jetons virtuels en argent comptant?
Ce risque est minimisé par le fait que les joueurs ne pourront pas arriver ensemble à une table de 6 par exemple. Ils devront se répartir dans la salle et jouer avec des inconnus. Nous savons que nous ne manquerons pas d'être contrôlés, mais nous serons très stricts. Aucune envie de payer 500 000 francs d'amende...

King of Hold'em, Route du Verdel 22, Bulle. Ouverture ce soir dès 17 h

mercredi 23 mai 2007

Les casinos français se préparent à proposer du poker hold'em

23 05 2007
Le poker est officiellement autorisé par décret dans les casinos en France depuis décembre 2006. Il restait pour les casinos à prendre connaissance des conditions exactes de mise en place des tables de poker. Celles-ci devaient être précisées par arrêté. Et c'est désormais chose faite.

Le 17 mai 2007, les autorités publiques françaises ont publié au Journal Officiel un texte très précis permettant aux 200 casinos en France de proposer des tournois et des tables cash game de Texas Hold'em. Rédigé avec les casinotiers, l'arrêté détaille précisemment comment le jeu doit être proposé par les établissements.

L'arrivée du poker hold'em dans les casinos ne sera cependant pas immédiate : chaque casino devra notamment obtenir une autorisation d'ouverture de tables auprès de l'Etat français, procéder à l'achat de tables et à l'embauche de personnel qualifié. Il faudra donc aux joueurs attendre quelques mois avant de voir se répandre en France les tables de poker hold'em dans les casinos.

Pour l'heure, aucun casinotier interrogé n'annonce un calendrier de mise en place du poker dans leurs salles. Le groupe Barrière, avec 39 casinos en France, déclare "éplucher le décret" et ne rien vouloir communiquer aujourd'hui. Le groupe Barrière avait été le précurseur de l'introduction du poker dans les casinos en France avec l'organisation par le passé à Deauville de l'étape française du Pokerstars European Poker Tour.

Les groupes Moliflor (21 casinos) et Tranchant (16 casinos) se déclarent interessés mais n'annoncent rien officiellement à ce jour. Pour Pascal Devarine, responsable du développement du poker dans les casinos Tranchant, "le groupe prévoit une ouverture progressive dans ses plus gros casinos (Dunkerque, Amnéville, Pau, Pougues-les-eaux, Grau-du-Roi), et notre problématique à terme concerne surtout le nombre de tables à mettre en place." "Les tournois représentent à mon avis une bonne logique de jeu, avec une finalité pour le joueur, nous organiserons de petits tournois sur une table et exceptionnellement des gros tournois, il est probable que l'on fasse un tournoi national. Sans avoir de boule de cristal, je pense que dans deux ans tous les casinos seront équipés si l'introduction du poker marche en France" a-t-il ajouté. Sur les 16 casinos du groupe Tranchant, 14 seraient partant pour lancer des tables de poker hold'em.

Partouche : 50 poker rooms
Le groupe Partouche est quant à lui sur les starting blocks. "Le poker, c'est une priorité" nous a déclaré Maxime Masquelier, en charge du développement du poker dans les casinos Partouche en france. "Nous voulons 50 "poker rooms" dans les 50 casinos du groupe partouche. Pour l'instant, il n'est pas possible d'avancer un calendrier. Tous les casinos doivent faire une demande d'exploitation des jeux, et tout dépend de la réponse des autorités" a-t-il ajouté. Selon M. Masquelier, le goupe Partouche compte mettre en place des tournois dans les plus grands casinos du groupe. Le "Partouche Poker Tour" devrait se tenir dans une dizaine de casions, réunir pour chaque tournoi 600 joueurs pour une qualification en finale au casino Palm Beach à Cannes. Le site du Partouche Poker Tour est dores et déjà en ligne : http://www.partouchepokertour.fr

Depuis le 4 août 2006, quelques tables de texas hold'em étaient expérimentées dans trois casinos, ceux de Deauville (Groupe Barrière), de Divonne-les-Bains et d'Aix en Provence (Groupe Partouche). Cette phase de test avait été lancée après la signature en janvier 2006 d'un « protocole du jeux responsable » entre le ministère de l'Intérieur et les casinotiers. Ce protocole devait permettre aux casinos en perte de vitesse de proposer de nouveaux jeux et un accès gratuit à leurs salles en contrepartie d'un meilleur contrôle à l'entrée des mineurs et des joueurs interdits de jeux, avec notamment un contrôle d'identité. C'est sur la base de ces expérimentations qu'a été rédigé l'arrêté du 14 mai 2007 permettant dans la pratique aux casinos de proposer des tables de Texas hold'em.

Jusqu'à l'été 2006, le poker ne pouvait être légalement pratiqué que dans les cercles de jeux en France, c'est à dire dans des salles spécifiquemement consacrées aux "jeux de commerce" permettant aux personnes de défendre ses chances contre d'autres joueurs et non contre le casino. Les cercles de jeux se retrouvent principalement à Paris où les casinos sont interdits, mais aussi notamment à Toulouse (cercle des Pyrénées), à Reims (Le multicolore), et à Lyon (cercle de l'Union).

mardi 22 mai 2007

Le poker américain s’invite dans les casinos français

22 05 2007
Le très populaire Texas hold'em poker est désormais admis dans les 193 casinos français.

Suite à la publication d'un arrêté du ministère de l'Intérieur publié au Journal Officiel, les casinos français peuvent désormais proposer à leurs clients le poker américain. Au préalable, ils doivent en faire officiellement la demande auprès de la préfecture.
Trois casinos, dont celui de Deauville (Groupe Barrière) qui a ouvert trois tables de poker le 4 août, expérimentaient déjà le Texas hold'em poker. Ce poker se joue avec deux cartes en main (quatre à dix joueurs) et cinq cartes retournées sur la table communes à tous les joueurs qui s'efforcent d'obtenir la meilleure combinaison. Dans le sillage des Etats-Unis, ce jeu est devenu très populaire ces derniers mois en France, plusieurs chaînes de télévision lui consacrant régulièrement une émission.  
Par ailleurs, le même arrêté introduit dans les casinos de nouvelles technologies, permettant d'offrir directement sur les machines à sous de nouveaux moyens de paiement (billets, cartes bancaires) en plus des traditionnels jetons ou pièces de monnaie. Les 193 casinos français comptent 19 000 machines à sous. Ils ont enregistré en 2006 un produit brut des jeux (PJB, différence entre mises et gains) de 2,7 milliards d'euros (+ 1,33 %).

samedi 19 mai 2007

Règles du Texas Holdem Poker

19 05 2007
Au début d'un coup de Texas Hold'em, le donneur (« Dealer ») mélange un jeu de 52 cartes. Dans les casinos et les clubs, qu'ils soient online ou offline, le donneur est hors du coup. Mais il peut arriver qu'il y ait une pénurie de donneurs dans le poker offline. Dans ce cas, les joueurs de la table sont donneurs à tour de rôle. Dans les parties avec donneur extérieur, chaque joueur est « donneur fictif » l'un après l'autre. Pour que chaque joueur voie à tout moment qui est le donneur fictif du coup, on place devant lui un jeton spécial que l'on appelle « bouton » (« Dealer Button »). Le bouton circule ainsi de joueur en joueur dans le sens horaire. En somme, il montre qui donnerait les cartes si les joueurs devaient donner eux-mêmes les cartes.

Les Blinds

On n'utilise pas d'Antes au Texas Hold'em. Ils sont remplacés par ce que l'on appelle des Blinds, qui sont des mises forcées postées avant le premier tour de cartes. Ce sont les deux joueurs assis à gauche du bouton qui misent chacun un blind.
Cela leur permet de parler en dernier lors du premier tour d'enchères. Dans les tournois, le montant des blinds est stratégique car il augmente de manière régulière pour éviter que des joueurs ne « jouent la montre ». La plupart du temps, le petit blind (« Small Blind ») est posté par le joueur assis directement à gauche du bouton, et le surblind (« Big Blind ») par le joueur assis directement à gauche du petit blind. Généralement, le surblind vaut le double du petit blind.

La Donne (« Deal »)

Chaque joueur reçoit deux cartes faces en bas qui constituent sa main privative (« Hole Cards »). Il ne dévoile pas leur identité. Pour en prendre connaissance discrètement, on recouvre généralement ses cartes de la main gauche et on relève le coin des deux cartes avec le pouce droit. Ces cartes doivent rester en vue sur la table. Le joueur peut bien sûr les consulter à nouveau quand il le souhaite. Aucun joueur ne peut prendre connaissance de cartes adverses. Le but du jeu consiste à combiner ces deux cartes avec cinq cartes qui vont être étalées faces en l'air au milieu de la table et qui vont constituer le « tableau » (« Board »). Cette combinaison vise à constituer la main de cinq cartes la plus forte possible parmi les sept cartes. Ainsi, cette main optimum peut être constituée des deux cartes privatives et de trois cartes du tableau, d'une carte privative et de quatre cartes du tableau, ou même (plus rarement), d'aucune carte privative et des cinq cartes du tableau. Les mains en présence sont comparées et c'est la plus haute qui s'adjuge le pot constitué des mises qui se sont accumulées pendant le coup.

Premier tour d'enchères (« Round of Betting »)

Chaque tour de donne est suivi d'un tour d'enchères. Comme un coup de Texas Hold'em comporte quatre tours de donnes quand il est mené à son terme, il comporte aussi quatre tours d'enchères. Le premier tour d'enchères succède donc au premier tour de donne, qui a doté chaque joueurs de ses deux cartes privatives. Le premier joueur à parler est celui qui est assis immédiatement à gauche du surblind. En-dehors des tournois, ce joueur peut décider de miser un « overblind », encore appelé « option » (« Straddle »), si cette possibilité est admise à la table.

L'avantage de l'overblindeur est qu'il parlera en dernier, ce qui lui donnera l'avantage de connaître les décisions adverses avant de prendre la sienne.

Le premier joueur à parler a trois options : suivre (« Call »), relancer (« Raise ») ou passer (« Fold »).

Pour suivre, le joueur place une mise égale au surblind ou à l'overblind.

Pour relancer, il met un montant supérieur au surblind ou à l'overblind. Le montant de la relance varie avec le type d'enchères appliqué à la table. Dans les parties « limit » (à limites fixes d'enchères), c'est un montant fixe. De plus, le nombre de relances successives est plafonné (« Capped ») à quatre dans les parties online. Dans les parties en pot-limit, la relance est plafonnée au montant du pot. Dans les parties en no limit, enfin, la relance est plafonnée au tapis du joueur.

Pour passer, le joueur place ses cartes privatives devant lui et les pousse au milieu de la table (« Muck »). Quand une carte touche des cartes qui ont été jetées, elle est réputée passée et le joueur qui la possède est éliminé du coup sans plus avoir aucun droit au pot.

Les joueurs suivants ont les mêmes options, avec en plus la possibilité de sur-relancer (voire de sur-sur-relancer). Pour être valable, une sur-relance doit être au moins égale à la relance précédente.

La fin du tour d'enchères intervient quand tous les joueurs ont mis le même montant au pot.

Le Flop

Après le premier tour d'enchères, le donneur brûle (« Burning ») la carte suivante, c'est-à-dire qu'il la pose face en bas sur la table car elle n'est d'aucune utilité dans les combinaisons. Cette convention vise à éviter toute tricherie : ce n'est jamais la première carte du jeu qui est donnée lors d'un tour de donne, mais la deuxième et les suivantes.

Le donneur distribue les trois cartes suivantes côte à côte, faces en l'air. Elles constituent ce que l'on appelle le Flop, c'est-à-dire les trois premières cartes du tableau.

Deuxième tour d'enchères

Ce tour et les deux suivants donnent en premier la parole au premier joueur assis à gauche du bouton. En plus de suivre, de relancer ou de sur-relancer, les joueurs ont cette fois la possibilité de checker (prononcer « tchéquer »). Ce faisant, ils restent en jeu sans rien miser et parleront au besoin si la parole leur revient.

Dès qu'un joueur a ouvert (« bet »), les joueurs peuvent suivre en misant le même montant ou relancer, voire sur-relancer s'il y a déjà eu relance. S'ils ne choisissent aucune de ces options, ils peuvent passer, c'est-à-dire jeter leurs cartes et sortir du coup. Ainsi, à la fin du coup, tous les joueurs auront misé le même montant, sauf ceux qui n'ont pas eu assez de jetons.

Ceux-là peuvent rester dans le coup mais à concurrence de leur mise. Dans ce cas, ils jouent tout le reste de leur tapis (« All- In ») et un pot secondaire (« Side Pot ») est créé. Le joueur qui est all-in n'est engagé que dans le pot principal (« Main Pot »), les autres joueurs étant engagés dans le pot principal et le pot secondaire. Il peut évidemment y avoir plusieurs pots secondaires si plusieurs joueurs font all-in.

La Turn (« Fourth Street »)

Après avoir clos le deuxième tour d'enchères, la carte suivante est brûlée, et celle d'après posée face en l'air à côté du flop. C'est ce que l'on appelle la Turn.

Troisième tour d'enchères

Dans les parties à limites fixes, l'enchère fixe double à partir de ce troisième tour.

La River (« Fifth Street »)

Après avoir clos le troisième tour d'enchères, la carte suivante est brûlée, et celle d'après posée face en l'air à côté du flop et de la turn. C'est ce que l'on appelle la River. Le flop, la turn et la river forment le tableau de cinq cartes communes aux joueurs.

Quatrième tour d'enchères

Ce tour d'enchères précède l'abattage (« Show-Down »), quand les joueurs encore en lice abattent leurs cartes pour les comparer et désigner le vainqueur du coup. Si au moins deux joueurs possèdent la même main, la carte suivante de la main (« Kicker ») les départage. S'il n'y a pas de kicker (si les joueurs ont les mêmes mains privatives ou exactement la même combinaison de cinq cartes), le pot est partagé (« split »). Les joueurs qui jouent le tableau, c'est-àdire ceux dont les cartes privatives n'améliorent pas le tableau, doivent l'annoncer avant de jeter leurs cartes sinon ils perdent tout droit au pot.

Erreurs du donneur

Si la première carte fermée est ouverte, il y a maldonne (« misdeal »). Le donneur récupère alors toutes les cartes, les remélange et les recoupe. Si une autre carte est retournée du fait d'une erreur du donneur, la donne continue et la carte vue ne peut pas être gardée. Quand il a fini la donne, le donneur donne la carte du dessus du jeu au joueur qui a reçu la carte ouverte et repose la carte ouverte sur le jeu : elle sera la carte brûlée de la donne suivante. Si plus d'une carte a été retournée pendant la donne, il y a maldonne et le coup doit être redonné.

Si le flop contient trop de cartes, il doit être redonné (cela s'applique même s'il était possible de connaître l'identité de la carte en trop).
Si le flop doit être redonné parce que les cartes ont été prématurément flopées avant la fin du premier tour d'enchères, ou si le flop contenait trop de cartes, les cartes du tableau sont mélangées avec le talon à l'exclusion de la carte brûlée sur la table. Après mélange, le donneur coupe le jeu et donne un nouveau flop sans brûler de carte.

Si le donneur retourne la quatrième carte du tableau avant que le tour d'enchères soit terminé, la carte est sortie du jeu pour ce tour, même si cela incite des joueurs à passer. Puis le tour d'enchères est terminé, le donneur brûle la carte et retourne la carte suivante en guise de turn. Après ce tour d'enchères, le donneur remélange le talon en y incluant la carte qui a été sortie du jeu, mais sans y inclure les cartes brûlées ni les cartes passées par les joueurs. Le donneur coupe le jeu et retourne la carte finale sans brûler de carte. Si la cinquième carte est retournée prématurément, le jeu est remélangé et donné de la même manière.

Si le donneur donne par erreur une carte de plus au premier joueur (après que tous les joueurs ont reçu leur main de départ), la carte retourne au talon et sera utilisée comme carte brûlée. Si le donneur distribue par erreur plus d'une carte en trop, il y a maldonne.